Jean-Philippe Isemann, Associé RSM : « La digitalisation des métiers du chiffre est inéluctable »

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Rencontre avec Jean-Philippe Isemann, Associé RSM, qui évoque la digitalisation des métiers du chiffre, audit et expertise comptable, et expose les projets du cabinet RSM en la matière.

Quel regard portez-vous sur la digitalisation des métiers du chiffre ?

Cette transformation, cette digitalisation a déjà commencé très fortement selon moi. Pour ceux qui seraient en retard ou qui n’auraient pas encore commencé, elle est inéluctable. C’est une transformation qui s’impose.

L’important est de savoir de quoi on parle. On parle principalement de données, de processus, de vision des choses. Mais le plus important, c’est d’avoir une information compilée et intégrée à la fin. Et on doit avoir du sens. Le but du jeu, c’est d’obtenir une information utile au business, utile pour les décideurs et pour le marché.

Cette information, aujourd’hui encore, est très souvent utile en grande majorité pour les contrôles, la régulation, la réglementation. Il faut vraiment que cette transformation permette de donner plus d’aide à la décision.

Quels sont les projets de RSM en la matière ?

Chez RSM, nous avons amorcé cette transformation il y a bien longtemps. Nous avons commencé par exemple avec de la dématérialisation. Nous avons ainsi différents outils de dématérialisation pour nos clients et nous-mêmes. Nous disposons également d’outils d’intégration, avec des workflows qui doivent restituer un certain nombre d’états et ainsi apporter de la valeur à nos clients.

Nous avons le projet My RSM par exemple, qui est fondé sur MyUnisoft. Nous comptons également des centres de services partagés pour les traitements en masse de données. Là encore, il s’agit d’une combinaison entre de l’humain et des outils. Nous avons aussi des laboratoires autour de tout ce qui est analytics, avec des personnes dotées d’une compétence sur des outils fondés sur les traitements en masse de données, qui permettent encore une fois de donner de la valeur, pour s’orienter demain vers davantage de business intelligence, de la BI à valeur ajoutée, qui sera moins diffuse et plus centrée sur le besoin, de la RPA, c’est-à-dire toute la robotisation pour traiter ce qui est à faible valeur ajoutée, et encore une fois donner du sens.

Et puis du prédictif, puisque nous avons besoin d’informations : les dirigeants, nos consultants, nos clients ont besoin d’informations pour faire évoluer leur business, leur marché.

Propos recueillis par Hugues Robert

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