PPF, PDP, OD, éditeurs, banques… Comment réussir sa facture électronique ?

COMPTABILITÉ / GESTION
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Une tribune de Marc Wolff, Président de Stratow.

Les entreprises françaises sont vaguement au courant de la réforme de la facture électronique. Si les grandes achèvent les chantiers éditiques et complètent les workflows de bon à payer, les ETI ont des états d’avancement extrêmement variables de bon élève à préoccupant. Quant aux PME et TPE, tout va les pousser vers des logiciels SaaS mis à disposition par les experts-comptables, les éditeurs et les banques.

A longueur d’articles (dont les miens) le secteur privé des offreurs de solutions argumente sur les avantages comparés des OD, du PDP et du PPF pour assurer les fonctions factures électroniques pour les clients... mais quelles sont les aspirations et les besoins réels des quatre millions d’entreprises concernées ?

La plupart des entreprises que je côtoie sont au courant de la réforme et savent que ce n’est pas simple. Elles ont pour la plupart compris qu’au-delà de la contrainte réglementaire obligatoire, il existe des gains opérationnels indéniables à embrasser la facture électronique structurée (XML). Toutes aussi savent la difficulté prométhéenne à garder des comptables clients et fournisseurs motivés et fidèles, dans un marché à forte rotation.

Autant mettre les pieds dans le plat : les entreprises n’en ont rien à faire de nos histoires de PDP, OD et PPF ! Rien !

En revanche, elles veulent toutes être sûres qu’elles seront prêtes dans pas trop longtemps grâce à des aides extérieures et des technologies digitales et idéalement pour un budget pas trop cher (note : définissez le cher si la réussite est au bout).

Et pour réussir, elles veulent trouver un ou des partenaires qui s’engagent et leur proposent de piloter le projet facture électronique avec une obsession du résultat.

On peut prendre le problème par tous les bouts, seul le résultat compte ! Mais quel résultat ? Ou plutôt quelle succession de résultats ?

A l’heure actuelle, vous pouvez décemment travailler sur les trois principaux chantiers.

Le premier conduit une entreprise à agréger les bonnes données à jour sur ses clients pour générer des factures XML conformes et les adresser par email ou portail à leurs clients ! En attendant le fameux système en Y.

Le deuxième conduit les entreprises à savoir réceptionner les factures fournisseurs PDF, papier et facture électronique et les valider dans un process de « bon à payer » et de « paiement effectué » respectueux des statuts demandés par la réforme. Ultérieurement, il faudra transmettre ces statuts au PPF.

Le troisième n’est pas si nouveau puisqu’il concerne la conservation des preuves des transactions économiques rassemblées chronologiquement dans la PAF (piste d'audit fiable) sous forme auditable.

Les chantiers secondaires n’en sont pas moins complexes : e-reporting B2C France, e-reporting B2B international, secteurs dérogatoires...

A l’heure du report du projet sine die (en attente de la prochaine loi de finances), il ne faut pas se tromper d’objectif. La réforme se fera. Il vous faut investir pour s’y préparer. L’investissement commence par trouver son ou ses partenaires. Le bon partenaire pour vous connait la réforme. Il sait vous aider à analyser le gap entre votre existant et les prérequis de la réforme. Il sait faire évoluer vos systèmes et vos process en conjonction avec votre SI.

Il sait s’engager sur le résultat du voyage et pas seulement sur les qualités de son mode de transport.

Le bon partenaire facture électronique veut votre réussite maintenant, puis pour la réforme et surtout à long terme.

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