Liberté d'expression au travail : le caviste a-t-il poussé le bouchon trop loin ?

Relations individuelles de travail
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A l'occasion du licenciement d'un ouvrier caviste pour des propos inappropriés, la Cour de cassation rappelle que le juge doit mettre en balance la liberté d'expression du salarié avec le droit de l'employeur à la protection de ses intérêts, en prenant en considération la teneur des propos litigieux, le contexte dans lequel ils ont été prononcés, leur portée et leur impact au sein de l'entreprise ainsi que les conséquences négatives causées à l'employeur.

Un ouvrier caviste employé au sein d'une compagnie viticole champenoise a été licencié pour faute grave. La cour d'appel de Reims a jugé nul le licenciement. Après avoir constaté que la lettre de licenciement reprochait au salarié d'avoir outrepassé les limites de sa liberté d'expression en s'adressant, de manière violente, à trois (...)

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